Ascension


Ascension du Mont Blanc, le parcours en vidéo:

  • Préparation ? l’Ascension du Mont Blanc, Source : Wikipédia

De nos jours, ce sommet accueille des centaines d’alpinistes par an et est considéré faussement comme une ascension longue mais facile pour peu que l’on soit bien entraîné et habitué ? l’altitude. Cette impression est renforcée par le fait que lorsqu’on se trouve ? l’aiguille du Midi, par beau temps, le mont Blanc peut paraître comme « une aimable colline enneigée », 1 000 mètres plus haut.

Cependant, chaque année, le massif du mont Blanc fait de nombreuses victimes (5 ? 7 par an rien que par la Voie Royale). C’est une course qui nécessite d’avoir un minimum de connaissances de la haute montagne et qui ne doit pas être faite sans être accompagné par un guide ou pour le moins par une personne compétente, ni sans un équipement adéquat[10]. Il s’agit d’une course réellement longue qui présente des passages délicats comme le couloir du Goûter avec des chutes de pierres ; de plus, une nuit dans le refuge est une condition minimale pour s’habituer ? l’altitude et être moins exposé au redoutable mal aigu des montagnes qui peut entraîner la mort.

Preuves de cette difficulté, 120 interventions ont été réalisées en 2006 par le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) dont 80% pour épuisement (mauvaise préparation physique, manque d’acclimatation) ; 30% des alpinistes présentent des blessures (gelures, blessures par crampons, troubles liés ? l’altitude) lors de leur retour au refuge. Le taux de réussite est de 33% seulement sans l’aide d’un professionnel (50% avec)[10]. En cas de dégradation des conditions climatiques, il faut impérativement rebrousser chemin.

L’ascension demande une technique spécifique en alpinisme qu’il ne faut pas négliger : préparation de fond 3 mois avant le départ, usage des crampons et piolet, progression avec encordement, acclimatation ? l’altitude[10]. Malgré tout cela, 2 000 ? 3 000 personnes réussissent l’ascension chaque année.

Les différents itinéraires :

  1. La Voie normale ou Voie des Cristalliers, ou « Voie Royale ». Au départ de Saint-Gervais, on monte tout d’abord par le TMB (Tramway du Mont-Blanc) pour rejoindre le Nid d’Aigle. L’ascension débute alors en direction du refuge de Tête Rousse, puis passe par le dangereux couloir du Goûter (chutes de pierre fréquentes) afin de rejoindre le refuge du Goûter pour la nuit. Le lendemain (départ vers 2h…), l’ascension passe par le Dôme du Goûter, le refuge Vallot et l’arête des Bosses. Il s’agit sans doute de l’itinéraire le plus fréquenté.

  2. La Voie des 3 Monts Blancs, ou « La Traversée ». Au départ de Chamonix, on monte tout d’abord par le Téléphérique de l’aiguille du Midi, puis on descend en direction du col du Midi. De l? , on rejoint le refuge des Cosmiques pour y passer la nuit. Le lendemain, l’ascension passe par le Mont Blanc du Tacul, puis le Mont Maudit. Certains, pour éviter l’inconfort d’une nuit en refuge, font la course « ? la benne » en partant le matin de Chamonix.

  3. L’itinéraire historique, par les Grands Mulets, plutôt utilisé l’hiver en ski, ou en été pour la descente sur Chamonix. Il est actuellement peu fréquenté car considéré comme dangereux (avalanches).

  4. La voie normale italienne, ou la route des Aiguilles Grises. Après la traversée du glacier du Miage, la nuit se passe au refuge de Gonella. Le lendemain, passage par le Col des Aiguilles Grises, puis par le Dôme du Goûter où l’on retrouve l’arrête des Bosses.

La traversée Miage – Bionnassay – mont Blanc, qui se fait généralement en 3 jours. Au départ des Contamines-Montjoie, la nuit est passée au refuge des Conscrits. Le lendemain, traversée des Dômes de Miage pour rejoindre le refuge Durier. Le 3e jour, ascension de l’Aiguille de Bionnassay, puis passage par le Dôme du Goûter.

LES CONSEILS DE LA FFME (Fédération Française de la montagne et de l’escalade) POUR L’ASCENSION DU MONT BLANC :

Source : http://www.ffme.fr/medical/ARTICLE_altitudeMontBlanc.php

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Quelles sont les contre-indications ? l’ascension du Mont Blanc ?

Elles sont trés limitées, si on excepte les tranches d’âge extrêmes, les affections aiguës incompatibles avec un effort prolongé, ou les maladies nécessitant une surveillance médicale attentive. Il ne faut pas suivre aveuglément l’exemple de ces jeunes asthmatiques ou de cancéreux trés affaiblis qui ont tenté (sans toujours réussir) l’ascension du Mont- Blanc.

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Quel type de préparation faut-il conseiller ?

Cette ascension, réputée facile, ne réclame pas des qualités techniques particulières, encore faut-il savoir cramponner correctement sur la neige durcie, ce qui évitera les plaies profondes par coups de crampons.
L’endurance est le meilleur gage de réussite. Il est primordial d’orienter la préparation vers des exercices prolongés, d’intensité modérée, si possible par des marches sur des terrains accidentés. Ce sera également l’occasion de se familiariser avec l’équipement personnel (chaussures rigides) et le matériel (sac ? dos).

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Quels sont les risques encourus au cours l’ascension du Mont-Blanc ?

Les chutes de pierres sont relativement rares, sauf dans le sinistre couloir du Goûter, qu’il faut éviter de traverser après le dégel.
Lorsque le vent est violent sur l’arête sommitale, les gelures du visage sont fréquentes. Elles ne présentent pas de caractère de gravité contrairement aux gelures des extrémités. Les gelures superficielles de la cornée se traduisent pas un flou visuel. Elles peuvent être prévenues par le port d’un masque. L’hypothermie est le propre des alpinistes égarés ou des sujets épuisés ou malades.
Le Mal aigu des Montagnes (M A M) est la manifestation d’un oedème cérébral débutant, associé ? une rétention hydrique. Il survient au del? d’un délai de 6 heures, ? une altitude de plus de 3000 m.

Il se caractérise par :
– des céphalées dans 96 % des cas
– une insomnie dans 70 % des cas
– une perte d’appétit dans 38 % des cas – des nausées dans 35 % des cas

Cette « mal adaptation » peut également se traduire par des oedèmes localisés aux yeux, ? la face, aux mains et aux chevilles. Dans les Alpes, les complications graves, (oedèmes pulmonaire et cérébral de haute altitude) ne sont observées qu’exceptionnellement sur des sujets immobilisés au del? de 4000 m.

La conséquence de ce M.A.M, qui survient le plus souvent au petit matin au refuge du Goûter (3900 m), rend impossible la poursuite de l’ascension ou bloque le sujet volontaire ? la hauteur du refuge Vallot ( 4365 m).

Généralement, ces signes sont peu graves et disparaissent dès le retour ? une altitude plus basse.